Chroniques vidéoludiques v.0.3
Les jeux vidéo font de nous des tueurs
Des livres qui parlent des jeux vidéo, il y en a. Des livres parlant intelligemment des jeux vidéo, il y en a déjà moins. Il y a peu, je suis tombé sur un livre dont le titre m’a irrémédiablement attiré. Jugez plutôt, Comment la télévision et les jeux vidéo apprennent aux enfants à tuer. Si c’est pas du bon, du gros, du lourd, du sans nuance, je ne m’y connais pas. Avec une telle annonce, je me retrouvais en plein dans l’hystérie des années 80 avec ses joyeux réactionnaires d’un jour. Voici donc la critique de ce petit livre qui vaut le détour.
I) La désensibilisation à la violence
A) La nature de l’homme
L’auteur débute son pamphlet en essayant de légitimer sa personne, son autorité. Il se présente comme un spécialiste des armes, des armées ou que sais-je. L’idée est louable mais honnêtement on ne va pas juger de la véracité d’un propos en regardant les habits de la personne. Peu importe de savoir qu’il s’agit d’untel ou d’un autre. On juge sur pièce, à l’argument. Le contenu, pas le contenant.
Après deux ou trois pages, nous arrivons enfin aux arguments. L’auteur nous explique qu’il n’est pas naturel à l’homme de tuer. Certes, il n’est pas naturel de tuer mais la chose n’est pas si étrangère que cela à l’être humain. L’homme est un être violent par nature qui, en mettant en place des sociétés, a accepté de détourner sa violence. Mais lorsque l’on observe des cas d’hystérie, de peur ou même de démence, on peut assister à des meurtres. On ne compte plus le nombre de déséquilibrés tuant, comme ça, un passant, un voisin. Ont-ils été conditionnés, ont-ils reçus un quelconque entraînement pour se servir d’une arme blanche, d’un pistolet ? Non. L’homme peut, selon des situations extrêmes ou des états mentaux anormaux, se mettre à tuer car il n’est pas par essence sage ou vierge. Je ne pense pas comme Rousseau que l’homme est corrompu par la société et rien que la société. Qu’au départ, c’est un être bon. Kant, décidément on est en terrain philosophique aujourd’hui, dirait plutôt que l’homme est fait d’un « bois vermoulu » selon la célèbre expression.
B) Vilaine télévision, vilains jeux vidéo
L’auteur nous dit donc, après cette première assertion, que c’est la télé et les jeux vidéo qui désensibilisent à la violence. Ils parlent même d’un manque de recul des jeunes face à cette violence imagée : « Lorsque de jeunes enfants voient, à la télé, tuer, poignarder, violer, brutaliser, humilier ou assassiner, pour eux c’est comme si cela se produisait vraiment ». Le problème, c’est que l’auteur ne donne aucun âge, à aucun moment il ne cherche à situer avec précision les « victimes » dont il ne cesse de parler. Situation confortable pour ne pas être critiqué, parler de quelque chose de concret en plongeant l’adversaire dans la plus grande abstraction. D’un point de vue rhétorique c’est intelligent, d’un point de vue intellectuel c’est plutôt mesquin.
Plus loin, notre valeureux pourfendeur affirme que sans la télévision, on réduirait le nombre de viols et les homicides de plusieurs dizaines de milliers aux États-Unis. Petite parenthèse, je ne parle pas ici jeux vidéo puisque le livre (court, il ne fait que 35 pages) n’évoque vraiment notre média favori qu’à la page 25…un peu léger. On a plus l’impression d’assister à un coup marketing qu’au déroulement lent et cohérent d’une réflexion. En mettant « jeux vidéo » dans le titre, l’auteur devait se dire qu’il attirerait plus de regards qu’avec « télévision » seule.
Ce qui pose problème ici, c’est ce bilan un peu simpliste. Si seulement les choses étaient si évidentes. Il est en effet plus aisé de dire cela que de réfléchir réellement en s’interrogeant sur la question sociale, économique voire ethnique des prédateurs que l’on vise. Contrairement à cette diatribe, un tel discours demande un réel effort intellectuel.
II) Les simulateurs de meurtres
A) Apprendre à tuer
Revenons maintenant à la page 25, l’auteur le dit clairement : « Or, un enfant, chaque fois qu’il joue à un jeu vidéo du style viser-tirer, apprend les mêmes réflexes conditionnées, exerce la même dextérité motrice ». Ainsi donc, les jeux vidéo me permettront d’acquérir une dextérité motrice incroyable ? Ce serait formidable, je me rends dans un stand de tir après avoir terminé Modern Warfare 2 et là c’est le carton plein assuré. Le cercle du milieu touché coup sur coup. Un peu de sérieux tout de même, malgré le nombre de FPS que j’ai pu terminer je ne suis pas un sniper aguerri tout comme de longues parties de Guitar Hero ne font pas du joueur un virtuose de la guitare. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de deux activités diamétralement différentes. Une simulation virtuelle et la réalité.
Un peu plus loin, l’auteur cherchant à développer son point de vue nous explique qu’il a assisté à un procès. Il s’agissait du braquage d’une épicerie, erreur de parcours le braqueur tue « sans le vouloir » l’épicier. Notre pamphlétaire assiste au procès et évoque longuement, pour tenter de réduire la peine du bougre, sa longue pratique des jeux vidéo « interactifs » (sachant qu’un jeu vidéo est interactif par essence nous relèverons ici une erreur qui en dit long sur l’ignorance de notre homme) qui lui avait appris à viser-tirer. Grâce à cela, il savait utiliser une arme pour tuer.
B) Infantilisation de l’homme
On pourrait répondre comme je viens de le faire un peu plus haut mais on pourrait également parler de ce grand dédouanement qui est ici opéré. Ce n’est pas moi, c’est la faute à. Une affaire qui rappelle les procès de citoyens américains aux grands groupes vendeurs de tabac. J’ai eu un cancer donc ce n’est pas ma faute c’est la vôtre. Bel exemple d’infantilisation des adultes. L’homme n’est plus responsable de ses actes, il n’est plus conscient des risques qu’entraîneront certaines de ses actions. Il est un pantin servile et moutonnant qui subit les manipulations d’éléments supérieurs.
Tout citoyen a pour objectif de se prendre en charge. Il tue parce qu’il jouait aux jeux vidéo mais c’est bien sa responsabilité, son action qui est ici en cause et non les jeux vidéo qui ne sont pas un élément déclencheur. Des millions de gamers jouent aux FPS, 99% d’entre eux ne tuent pas. D’ailleurs, on ne le dit pas mais peut-être que ce jeune braqueur/tueur aimait le Coca-Cola ou peut-être même les mocassins avec des franges mais rien ne prouve, pas plus que pour les jeux vidéo, qu’il s’agit là de l’élément déclencheur et influent par excellence. Rien si ce n’est l’a priori de l’auteur.
Enfin pour clore cette partie, notre auteur parle de la différence entre le conditionnement effectué dans la police voire l’armée et celui qui résulte des jeux vidéo. Dans le premier cas, on pousse à ne pas tirer (sauf cas extrêmes, il n’y a qu’à voir, en France, la règle des trois sommations) ; dans le second cas, on est dans l’exact inverse. L’auteur s’en étonne alors qu’une fois de plus il s’agit simplement de deux choses différentes. La réalité et le virtuel, c’est bien pour cela que dans le virtuel on peut se permettre des transgressions interdites dans le vrai monde, on est plus libre car le cadre n’est pas le même.
III) Les solutions proposées
A) Quelques solutions en vrac
Après de telles attaques, souvent bancales voire caricaturales, l’auteur propose enfin des solutions. Ce qui a le mérité d’être salué. La première qu’il présente est celle de la répression mais cela va, selon lui, contrevenir aux libertés civiles. On oublie. Autre solution, au moins cohérente avec le discours tenu précédemment, éteindre le poste de télévision si on n’aime pas ce qu’on voit dans la petite lucarne. La solution semble simpliste et, on le sait bien, tout interdit est stimulant et développe encore un peu plus la curiosité des censurés.
On continue avec ce listing qui se veut le plus exhaustif possible, l’auteur parle également du contrôle des armes. Il voit malheureusement une embûche à une telle solution, l’état d’esprit des américains. Dans leur mentalité, il faut pouvoir se protéger soi-même et donc s’armer. Il y a de la peur dans tout cela, c’est indéniable, mais pas toujours une peur injustifiée comme on cherche à le dire. La criminalité existe aux États-Unis, la délinquance de tout type également. En plus de cela, on sait toutes les tensions raciales qui se trament dans ce pays. Des tensions plus ou moins justifiées. L’entreprise semble donc difficile et pas forcément intelligente. Si on réduit la vente des armes, il est évident que les réseaux souterrains se développeront encore plus.
Puis, en même pas une phrase, comme pour finir un repas cinq minutes avant d’aller bosser, notre homme nous parle d’une lutte contre le racisme, de la pauvreté et de la maltraitance. Les idées sont intéressantes mais non développées et expédiées en deux temps trois mouvements alors qu’on parle là de questions raciales, économiques et sociales. Autrement dit, quasiment le cœur du problème. En effet, rien ne prouve que le jeu vidéo est l’élément influent qui pousse aux crimes et à la violence, tout comme le Nutella ou le football. L’homme est un être singulier (autrement dit déjà constitué) et influençable. Il faut donc chercher dans les domaines cités quelques lignes plus haut pour trouver les raisons de cette violence.
A noter, à la toute fin du livre, cet argument pour une fois original et assez pertinent. L’auteur parle en effet de décourager le développement des familles monoparentales où la télévision prend le rôle de second parent. Au-delà de l’attaque systématique de la télévision, et donc des jeux vidéo, le problème du délaissement et de la solitude a son importance. En brisant la cellule familiale (divorces, séparations, égoïsmes exacerbés…), on provoque la création d’entités parfois bancales. De ce fait, il n’est pas rare d’observer l’absence d’un encadrement ou d’un encadrement qui n’en a que l’apparence. Les parents sont là pour inculquer des valeurs, mettre des limites. Ce ne sont pas des dieux, ils ne réussiront pas forcément mais en faisant voler en morceaux la famille, pierre angulaire de nos sociétés selon Victor Hugo, on ne fait qu’aggraver les choses et fournir un terreau fertile à de possibles violences.
B) La solution finale
Mais notre homme, après cette lueur d’intelligence, en revient à des solutions plus simples : faire des lois. Une loi interdisant les jeux vidéo qui « exercent à tuer » aux enfants. La norme PEGI s’en charge, elle est très complète et s’est développée, dans le bon sens, ces dernières années. Mais cela n’est pas suffisant en l’état. Des interdits existent, des logos informatifs, certes, mais c’est au tour des parents alors de s’intéresser un peu à ce que font leurs enfants. C’est à eux de limiter le nombre d’heures jouées, de surveiller les jeux utilisés par leurs progénitures. Bref, c’est à eux de continuer le boulot.
En guise de conclusion, moralisante forcément, notre homme nous dit que la violence n’est pas amusante, que ce n’est pas un jeu. Il faut savoir de quelle violence on parle et, une fois encore, la violence n’est pas nécessairement néfaste. Elle peut être cultivée, esthétisante, jouissive même. Il n’y a qu’à voir les représentations de la violence à travers l’art. Du théâtre à la peinture en passant par le cinéma et les jeux vidéo, on ne compte plus le nombre de meurtres, d’incestes et j’en passe. S’attaquer à de grandes problématiques c’est bien, proposer une réflexion intelligente et solide, c’est autre chose.
| Imprimer l'article | Cette entrée a été posté par Alfoux le 25 janvier 2010 à 6 h 23 min, et placée dans Divers. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée via RSS 2.0. Vous pouvez aller directement à la fin et laisser une réponse. Le ping n'est pas autorisé pour le moment. |






about 1 month ago
Je me suis dit ça y est on va partir sur de longs débats passionnants comme j’en ai pris l’habitude sur ce site, mais non ! Ce livre a l’air vraiment à chier. De toute façon quand on voit la couverture bifluorée (alors là je sais pas pourquoi ni comment mais jle sentais bien cet « adjectif »), vert desaturé et blanc, on sent la commande style ministère de la santé…Ca pourrait être un dépliant sur comment bien se laver les dents en 3 minutes, qu’on attraperait en sortant de chez son dentiste, que ça aurait la même gueule.
about 1 month ago
Je le confirme, ce livre est à chier. Mais, comme je le dis dans l’intro, les livres intéressants sur les jeux vidéo sont malheureusement rares. Celui-là est plus drôle qu’autre chose.
about 1 month ago
Contrairement au contenu du livre, le dessin et la mise en page sont vraiment bien faits : on note la typographie utilisée sur les brochures de salle d’attente de vos mèdecins, la mise en page assez vieillote et très aérée. Des couleurs pastelles, avec le mot « tuer » en rouge, le « groooos » flingue en plein milieu.
Bref, un style naïf qui met votre oeil en alerte par son contenu : ici, au moins, le boulot est bien fait, plus subtile que le livre en lui-même…
C’est le problème de nos jours, on privilégie la forme au contenu.
about 1 month ago
Critique très constructive, pour un livre qui ne l’ai pas du tout. En tout cas ça m’a l’air le genre de livre qu’on trouve dans un coin de la bibliothèque municipale, rangé entre les dicos et les petits livres consacrés aux métiers, rien de bien polémique donc.
about 1 month ago
En plus, le pire c’est que j’ai emprunté ce livre dans une bibliothèque. Kry le devin
about 1 month ago
‘Suivi de la machine à décérébrer’ m’a beaucoup influencé sur ma prémonition
(sans oublier la couverture digne des plus belles couvertures de Metal Hurlant).
about 1 month ago
« Jugé plutôt »
Vilaine faute. Mais l’article dans le fond, n’en n’a aucune.
Vraiment, difficile de contester ça, c’est vraiment un livre de « propagande » (dans l’idée) pour nous dire que les jeux nous, pauvres gamers, donnent envie de tuer. Effectivement, il en revient de notre responsabilité et celle de nos parents, mais aussi, de se rendre compte que un jeu n’est pas représentatif d’une réalité.
Je suis droitier. Disons que je veux braquer une épicerie (pour reprendre l’exemple dudit livre). Le doigt avec lequel j’appuie sur le bouton de tir (dans mon cas R1) correspond au doigt avec lequel je vais appuyer sur la gâchette. Mais saurais-je véritablement recharger ce flingue. Dans un jeu, l’action se fait automatiquement, mais là, il n’y a pas de personnage de pixel devant nous pour exécuter, et encore moins une personne réelle à qui on passera le flingue pour la seule raison qu’il sait recharger.
Evidemment, une simple pression permet le « head shot » et tuer, mais quand même, comme tu le dis, je ne serais pas en mesure de faire carton plein.
Et si il en est de tuer à cause d’un jeu, quand est-il de sauver des vies. Un pro de Trauma Center sera bien incapable d’opérer un malade. Un(e) grand(e) joueur(euse) de Léa Passion Infirmière de même. certes, c’est un peu « barbare d’accoler ces idées, mais bon, le truc est là, le jeu n’est que simulation de faux en un sens.
En tout cas, livre Bull Shit comme il se doit.
about 1 month ago
J’ai honte pour la faute…le matin on est pas toujours bien réveillé.
C’est réparé.
about 1 month ago
AC!D : « Un pro de Trauma Center sera bien incapable d’opérer un malade. » Moi j’ai finis tous les Sim City, mais personne n’a voulu que je devienne Maire, comprend pas…
Neurosol : « Contrairement au contenu du livre, le dessin et la mise en page sont vraiment bien faits »
oO ! Mettre en rouge le mot « tuer » c’est subtil pour toi ? Putain je pense qu’il y a mieux. Et le gros pistolet tendu au gosse à travers la télé, je vois pas ce qu’il y a de particulièrement brillant la dedans non plus.
Non faut pas déconner, comme pour les brochures style ministère de la santé, on sent juste qu’il n’y a pas d’argent derrière, qu’on a pas pu confier le style graphique de l’oeuvre à quelqu’un de qualifier qui ira jusqu’au bout d’une réflexion…La la réflexion c’est de mettre tuer en rouge, parce que ça marque, et puis c’est le sang le rouge ! Et puis sans compter qu’on reprend les codes d’une mise en page préexistante, comme ça ya pas à se faire chier.
about 1 month ago
J’ assume : l’illustration et la mise en page guident intelligemment le lecteur lambda qui aime ses enfants/ qui a un âge avancé/ qui lit le figaro madame/ etc…
Bref, totalement le contraire d’une illustration vidéoludique, et c’est en cela qu’elle est appropriée.
about 1 month ago
Le pire dans la première de couverture, c’est de lier « Télévision », « Jeux vidéos » et « Enfants » en les mettants de la même couleur.
Dans un rapport logique, mettre deux activités en rapprochement avec l’enfant. Et comme 1+1=2, le réflexe sera, pour le parent consciencieux, de faire lui même le constat que jeux Vidéos+Télé = Mal pour l’enfant.
C’est franchement naze.
about 1 month ago
Avec un titre aussi racoleur une réaction primaire s’impose…
C’est de la pisse distillée 7 fois suite !
Voilà ce que c’est !
about 1 month ago
En meme temps la télé je trouve ça naze, je regarde pas, donc m’en fout. Mais le jeu ça me gène déjà plus :p
neurosol : je vois ce que tu veux dire, m’enfin disons que pour faire un juste milieu on dira que c’est bien adapté à la cible, mais pas particulièrement brillant pour autant ^^
about 1 month ago
Et PES…parceque des fois, y’a de ces tacles violant ! :’D
about 1 month ago
@ Lolive: La télé c’est de la merde, sauf Nolife
!
about 1 month ago
Le pire c’est qu’ils sont apparemment trois a l’avoir écris xD
about 1 month ago
Bon en même temps c’était dans les années 80, époque trouble ou « Téléchat » recevait des prix de meilleur programme pour la jeunesse.
C’était l’apparition d’un nouveau truc, ça a toujours effrayé les gens. Aux débuts de la radio, certains disaient qu’elle pouvait liquéfier le cerveau avec ses ondes maléfiques (on retrouve presque la même chose aujourd’hui avec les téléphones portables. Des gens portent plainte pour des migraines causées par des antennes qui ne sont pas encore en service…).
about 1 month ago
oO
Le bouquin est paru en 2003…
about 1 month ago
Dis donc, rudement bien écrit cet article et particulièrement intéressant.
Je ne connaissais pas ce site. Je pense que je vais venir y faire un tour de temps à autre.
En tout cas, en temps que développeur de jeu et joueur passionné, il me paraît évident que ce média tout comme les autres a un effet sur le mental de celui qui le pratique.
Mais je ne crois pas que cet effet puisse pousser quelqu’un à tuer si cet personne est psychologiquement stable à la base.
En revanche, j’ai pu constater le phénomène d’addiction au jeu vidéo chez les joueurs et ce que l’on appelle les « Ikikomori » doit inquiéter tous les joueurs que nous sommes et nous devrions tous être sensibiliser sur le risque de perte d’une vie sociale et éventuellement de repaires si l’on s’adonne de manière excessive à ce média. car dans ce cas précis, il devient facile à quelqu’un de basculer dans la dépression, la perte de repaire et par effet boule de neige, la violence verbale, physique puis … le suicide.
S’il est pratiqué sans retenue le jeu vidéo comme tout autre médias peut alors être considérer comme dangereux. Mais c’est aussi le cas, de la boisson, de la cigarette, d’une passion quelconque, d’un travail et même de l’amour.
On n’oublie bien souvent que le meurtre passionnel est la première cause de meurtre au monde.
Doit on réglementer l’amour et interdire les sentiments??
Comme dirait un fameux penseur, le jeux vidéo ne tuent pas, « la vérité est ailleurs ».
about 1 month ago
très bon article
about 1 month ago
Oué mais quelque part il a raison parce qu’un jeux video ne nous apprend pas forcement a tuer mais il nous aide c’est comme un jeux de voiture qui ne nous apprends pas a conduire mais avoir quelque petit reflex.
about 1 month ago
Oui mais quelque part c’est pas vraiment la question de la technique qui nous interesse mais celle de la morale. J’ai un pote par exemple, qui par amusement de l’absurdité de notre monde, a taper sur un moteur de recherche « comment fabriquer une bombe » et qui appris à faire une bombe artisanale. Il sait en faire, c’est pas pour autant qu’il va aller faire sauter un bus d’écoliers.
Donc peut-être le jeu vidéo peut nous apprendre deux trois trucs techniquement, à la limite…Mais la grande question c’est est-ce qu’il influe sur notre morale ou notre sens de perception de la réalité au point de tuer ?
Et c’est une véritable question qui mérite d’être traitée plus sérieusement que dans ce bouquin. (prochain article ? :p)…Avant de se poser la question raccourcie, est-ce que le jeu-vidéo nous apprend à tuer ? Il faut faire les choses dans l’ordre et si le jeu vidéo a d’abord une influence sur notre perception de la réalité (au point de tuer, de se faufiler dans des tuyauteries a la recherche de pièces jaunes, ou de sauter de toits en toits pour tuer du templier…)
Moi je pense que c’est ni tout noir ni tout blanc. Je pense qu’on met trop sur le dos du vidéo ludisme. Mais je pense aussi, et je l’ai expérimenté, que le jeu a une influence très forte sur notre perception. Encore très récemment, après de longues heures passées sur le dernier mass effect, je me suis surpris à un moment perdre mes repères. Pendant un très court instant, de l’ordre du dixième de seconde, je ne savais plus si j’étais dans le jeu ou dans la réalité. Je me suis dit un truc du genre : « Bon faut que j’aille me coucher…Mais nan qu’est-ce que je raconte je dois aller sauver tel personnage !! » Bref c’est marrant, ce fut très bref avant que je me rende compte de l’absurdité de la chose. Mais du coup c’est la preuve qu’il y a une perte de repères.
Certes il n’y a pas eu mort d’homme, mais je me demande si – là ça tient plus de la psychologie – chez quelqu’un qui cherche à fuir intentionnellement la réalité, pour aller se réfugier dans le jeu vidéo, la petite expérience qui m’est arrivé n’est pas un problème de tout les jours dans son esprit. Peut-être pas aussi évident, mais plus inconscient.
En tout cas, je ne croirais jamais que ça puisse avoir un quelconque effet néfaste sur la morale d’une personne « saine d’esprit ».
about 1 month ago
« mais c’est au tour des parents alors de s’intéresser un peu à ce que font leurs enfants »
Je pense qu’on tiens la l’essence meme de la solution. J’ai vu sur l’ordinateur de mon cousin qui as 8 ans que Half Life 2 etait installé, et c’etait lui qui s’en servait, un pot a lui qui a une douzaine d’année lui avait preté son compte steam. Quand j’ai dit a mon cousin qu’il ne devait pas jouer à ça, il s’est justifié en me jurant que « c’est pas gore ». Le pauvre, il est mal tombé, HL2 est un de mes jeux preféré ^^
Du coup je lui ai désinstallé, ait fait un petit topo a sa mere, et lui ait installé Trackmania.
Ou vas le monde! ^^
about 1 month ago
Puisqu’on parle de nos petites familles, j’ai un petit frère qui joue chez un pote justement, il a 8 ans, son pote 7 et le frère de son copain dans les 11/12 ans, à Modern Warfare 2. Apparemment ça n’inquiète personne, ni les parents de son copain, ni ma mère et mon beau-père.
En effet, on tient là, à mon humble avis, comme tu le dis si bien « l’essence de la solution ».
about 1 month ago
Alors là pas du tout d’accord, c’est pas en surveillant et en controllant qu’on va solutionner le problème. Après les parents, oui mais c’est une question d’education, pas plus.
Mes parents n’ont strictement jamais regardé à quoi je jouais étant môme. En CM1/CM2 je jouais à des jeux comme Doom/Duke Nukem ou Quake…Le premier GTA…J’ai finis le premier resident evil également, je me souviens de dino crisis aussi.
Bref ça c’était en primaire…
Je ne peux donc pas du tout aller dans votre sens. Le problème ne vient pas forcément du fait qu’on surveille pas les jeux auxquels son fiston joue.
about 1 month ago
Bonjour,
) :
Petite anecdote sur ce commentaire (super bien écrit
Y’a longtemps je connaissais un pote, chez qui on jouai a Quake III Arena. Son petit frère qui avait 5 ans jouait avec nous et un autre pour être à 4, en LAN dans la pièce.
Et donc j’y viens, quand ce petit gamin jouait au jeu on l’entendait gueuler des trucs comme (je censure ^^’) « Mais p**ain crève (etc etc) ! » souvent…
Même en dehors du jeu il était vachement agressif…
Pour cette grande question du « Jeu vidéo : incite à la violence ? », je dirais que c’est quand même des cas isolés qui tue des gens ou qui sont violents.
).
Personnellement, je me souviendrai toujours de certains jeux, tels que Resident Evil 1/2/3/Code Veronica, parce que j’avais quelque chose comme 12 ans et que je suis peureux de nature ^^. Donc aujourd’hui, jouer à un jeu comme Dead Space m’horrifie, même si j’ai réussi à le terminer avec du courage (en même temps il fait trèèèès peur
Voilà
about 1 month ago
Ouii ! Tkt pas c’est pas parce que t’as été traumatisé par RE que t’es horrifié par dead space ! C’est juste qu’il fout les boules ! Moi aussi j’ai eu ma dose de frissons, ça faisait longtemps d’ailleurs ! Depuis je dirais RE5 (…lol) ! Non je me souviens de silent hill origins sur psp qui était très bien. Sinon la dernière fois que j’ai eu peur c’était quand je redecouvrais RE1 sur Game cube. Et encore…
Fin bref je ferme la parenthèse et me recentre sur le sujet en disant que ce ne sont pas forcément les survival horror qui incite à la violence. D’ailleurs pas du tout je pense. Puisque le joueur va y chercher la peur. Ce qu’on a pas dans un FPS standard (maintenant que j’y pense j’ai quand même eu ma dose devant condemned). Donc dans un survival horror on surévalue la violence et l’ennemi. Chose qui devrait être humaine dans un conflit, avoir peur. Mais le FPS se débarrasse de ça, et de la valeur du coup de l’ennemi. Déja qu’il est fait en série, alors s’il fait même pas peur il n’a vraiment aucune valeur.
Enfin bref en gros, là où les survival horror se servent de la violence pour faire peur, le FPS lui fait perdre toute valeur à la violence, il la banalise, comme le cinéma le fait très bien également, c’est ça le ptit probleme je pense. C’est pas parce qu’il y a de la violence dans un jeu que c’est mauvais, ça dépend comment on la montre, qu’est-ce qu’on en dit. C’est exactement le soucis de Cronenberg ça mais bon jvais pas m’aventurer plus loin. A vous de voir ce qu’il dit sur ses films et la violence.
Bref jouez a des survival horror ! C’est bon pour le moral ! (lol)
Moi ça m’inspire tout ça ! Alfoux si t’as besoin d’un coup de main pour refaire un article, voire un dossier, plus complet sur le jeu et la violence, je te propose avec enthousiasme un coup de main ! :p
about 1 month ago
Je jouait egalement a des jeux violents etant petit (Duke Nukem 3D a eté mon premier coup de foudre videoludique), j’ai regardé bcp de films qui n’etaient pas de mon age (comme beaucoup de personnes), je me rapelle etre aller louer Tueurs Nés au video club tout seul parce que ma mere ne voulait pas que je le regarde. Bref c’est pas pour autant que je vais dire que c’est bien, meme si c’est ce qui as en grande partie permi ma construction culturelle etc, il y a des personnes pour lesquelles ce genre de choses n’est pas a montrer avant un certain age, hors il est impossible de préjuger de l’effet que cela aura sur les enfants, et c’est pourquoi je pense qu’il est necessaire pour les parents de controler ce que regardent leurs gamins.
Bref tout ça pour dire que ce n’est pas parce que j’ai grandi avec ça, que j’aprecie ce genre de chose que je pense que c’est a mettre entre les mains d’un public de tout age.
about 1 month ago
Merci Lolive pour la proposition, les commentaires la plupart du temps me servent pour rédiger ou améliorer les articles. Mais si tu as des idées à me soumettre je suis preneur. De toute façon, on ne va pas tarder à mettre sur le site un moyen pour nous contacter, j’avais lu ta remarque sur le sujet et en effet c’est un élément qui manque.
about 1 month ago
« Et c’est une véritable question qui mérite d’être traitée plus sérieusement que dans ce bouquin. (prochain article ? :p) »
Ah non là je t’arrête, ça n’a aucun intérêt … ce sujet a été traité 10x, 100x de toutes les manières possibles.
C’est des débats de sourds dans un monde d’aveugles.
Et toujours, toujours, toujours ce même refrain : la politique, les moralisateurs et les conservateurs pointent du doigt la violence dans les jeux et les joueurs se défendent, etc, etc, ad vitam eternam …